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La procédure de régularisation permet aux entreprises
de régulariser en cours de contrôle les erreurs ou anomalies relevées par
le vérificateur (CGI, LPF, art. L. 62).
Elle ne concerne que les erreurs commises de bonne
foi. Elle est applicable seulement en contrôle fiscal externe, dans le
cadre des vérifications de comptabilité.
En contrepartie d'un paiement des droits concernés
dans les délais mentionnés ci-après les contribuables bénéficient d'une
réduction de 50 % des intérêts de retard dus.
La procédure de régularisation s'applique aux
contrôles engagés après le 1er janvier 2005 pour lesquels
l'avis de vérification a été adressé après cette date.
À notre avis, les entreprises qui font l'objet d'une
vérification de comptabilité ont intérêt à demander l'application de cette
procédure, notamment pour les raisons suivantes :
- la régularisation peut ne porter que sur les
rectifications acceptés par l'entreprise ;
- les intérêts de retard sont non seulement réduits de
50 %, mais ils sont décomptés sur une période plus courte du fait de la
mise en œuvre immédiate de la procédure ;
- pour les rehaussements pour lesquels l'entreprise
est en désaccord avec la position retenue par le service vérificateur,
elle conserve toutes les voies de recours précontentieux (interlocuteur
départemental, commissions des impôts) et
contentieux. |